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CYCLE DE CONFÉRENCES : Une histoire du bonheur

CYCLE DE CONFÉRENCES : Une histoire du bonheur


Cycle de conférences « Une histoire du bonheur »
Par Hélène Drutinus, historienne de l’art, chargée de cours à l’université de Paris X-Nanterre et à l’Ecole du Louvre

Chacun aspire à bien vivre, et en somme, à trouver le bonheur.  Mais qu’est-ce que le bonheur ? Comment remplir sa vie ? Quelle place accorder au travail, au loisir ? Ces questions, nous nous les posons aujourd’hui, mais elles ne sont pas récentes. Les philosophes de l’Antiquité y ont réfléchi, et tous n’y ont pas apporté la même réponse, pas plus que nous ne le ferions. Ce cycle se propose d’explorer une histoire des émotions à travers les représentations et les objets d’art et de montrer comment chaque époque a tenté de répondre à cette possibilité du bonheur.

23 février : Épicure, penser le bonheur dans l’Antiquité 

Qu’est-ce que le bonheur ? Le plaisir des sens ou la quête de la vertu ? Un état passager, intense et fort, ou permanent et tranquille ? Les Romains et les Grecs, notamment EPICURE ou CICERON, se sont interrogés sur la condition idéale de l’homme, qui doit être de maîtriser ses passions. Ainsi délivrés des besoins, l’âme et le corps sont en paix, ne craignant pas la mort. Les statues antiques, les décors, les mythes, prennent en compte les opinions philosophiques des commanditaires (stoïcisme, épicurisme) et questionnent le sens que nous donnons au travail ou au loisir.

29 mars : Le Moyen Âge, le bonheur à l’ombre de Dieu

Le Moyen Âge se caractérise par une christianisation de la société. Si dans les Évangiles, la proximité de Dieu permet d’atteindre le paradis, tout du moins la béatitude, qu’en est-il de la vie quotidienne ? Si toute notre vie est tendue dans l’attente du bonheur céleste, comment envisager le bonheur terrestre, souvent critiqué par les théologiens ? A travers des genres comme la farce, ou encore l’amour courtois, ou encore les soins apportés à la parure et au corps, on envisagera la façon dont les contemporains envisagent la félicité du temps présent.

26 avril : La renaissance : l’humanisme est-il une condition du bonheur ?

En dessinant L’Homme de Vitruve, Léonard de VINCI fait sienne la formule de PLATON, « l’homme est la mesure de toute chose ». Parce que le monde n’est plus seulement envisagé sous le regard de Dieu, mais aussi de l’homme, on parle d’humanisme. Derrière ce terme, des valeurs morales qui impliquent une plus grande préoccupation éthique aux besoins de ses semblables, et surtout, une singularisation des individus, vus pour leur caractère personnel en dehors de leur groupe social : ainsi, la Joconde sourit. Des genres comme le portrait, qui apparaissent à ce moment-là, questionnent les aspirations des hommes de la Renaissance : épanouissement intérieur ou ambition sociale ?

24 mai : Les Lumières, la naissance du sentiment

En face des vertus héroïques, les Lumières voient naître la rhétorique des larmes. Montrer ses sentiments, pleurer, souffrir, n’est plus la marque d’une passion incontrôlée ou d’un corps défaillant, mais d’une sensibilité. Comme l’expérience devient un moyen de connaissance, les sens sont valorisés. Les artistes représentent les relations entre les individus et toute la complexité des émotions humaines, renouvelant profondément les enjeux de la peinture. 

28 juin : La société du loisir : avoir du temps libre rend il heureux ?

Les Impressionnistes dépeignent une société nouvelle, la société du loisir. En dehors du travail, les activités de plaisance, de régate, sublimées par le soleil, l’eau et la nature, deviennent une des conditions sine qua non de l’épanouissement pour l’homme moderne. Les premiers congés payés au XXe siècle associent le bonheur au temps libre. A travers l’iconographie moderne, on s’interrogera sur un concept qui apparaît non plus comme une aspiration, mais parfois comme un droit, à la fois collectif, mais aussi profondément subjectif et singulier. 

 

Gratuit

15h30. (durée : 1h30) 

Sans réservation dans la limite des places disponibles

 

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